technique: film lith photographique exclusivement noir ou transparent, collé entre deux verres acryliques, projecteur /lampe faisant partie du dispositif. Console en métal comme support au verre.

Ce travail a été réalisé à l’occasion de la fin de mon master dont le travail théorique traitait de questionnements sur la vision, la perception et les relations particulières entre notre cerveau et nos yeux.

Notre champ visuel est proche de la forme ovale. Cela m’intéressait de « sortir du cadre », ce qui n’est pas forcément évident avec le médium photographique dont le cadre et le cadrage font partir inhérente de l’outil.

L’image est constituées de pixels soit noir soit transparents, dans un système binaire comme celui de l’informatique, pourtant la réalisation sur un film argentique (film lith) semblait être la meilleure solution, dans le sens où il était très important que cette image soit une matrice, d’une autre image, d’une ombre, une image qui laisse ou non passer la lumière. Les impressions ur transparent sont inévitablement grises et jamais vraiment opaques.

Le sujet importe peu, ce qui m’intéresse, c’est: « comment donner à voir », mais les objets choisis dans une nature morte sur une nappe blanche , trapèze d’un plan horizontal, assez simpliste sont des sujets à réflexion , dans le sens littéral du terme, des vitres et une boule verre. Des objets qui ne sont visibles que par leurs reflets ou leurs ombres (comme tous,les objets d’ailleurs), mais ceux-là de manière plus évidente.

L’ovale est posée sur une console en métal, il est incliné et posé sur le mur, j’aimais cette idée que l’image génère une autre image, qu’elle est comme une projection d’elle même.
On distingue pas exactement la différence entre l’image et l’ombre de l’image. Le grain de l’image de l’ombre se mélange au grain du mur.

Le projecteur projette de la lumière, il fait totalement partie du dispositif. A part la lumière, très nécessaire, l’objet représente aussi un accessoire de fiction, un objet de l’outillage photographique ou cinématographique.

Il y a quelque chose d’archétypal dans cette image, une recherche expérimentale de l’apparition d’une ombre, comme si il fallait rejouer la fascination des « premières » images issues de techniques ou de pensées encore inexplorées.

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